lundi 6 février 2012

Portrait d'AURELIEN PICHON

Je suis sensibilisé au don d’organes depuis la rencontre d’Fx, transplanté, devenu mon meilleur ami. Mon engagement vis-à-vis du don d’organes s’est concrétisé lors de ma sélection dans l’équipe RTE pour la 25ème édition de la Course du Cœur en 2011. Dans mon portrait de l’année dernière, je vous présentais Fx, voici un article qui raconte l’histoire de sa maman, celle qui lui a donné la vie, deux fois :

Je cours depuis 6 ans, au début pour perdre du poids et depuis par plaisir sans réel but, alors l’idée de courir en relais, 750 km, pendant quatre jours et quatre nuits, en véhiculant le message « oui au don », devient rapidement un objectif.

La course du cœur 2011, c’est difficilement synthétisable.

C’est d’abord des rencontres, celle d’une équipe de transplantés, celle des habitants de chaque village traversé, celle des coureurs engagés. Rapidement, les moments forts de la course deviennent des souvenirs : une arrivée main dans la main avec nos cousins de GDF-Suez, des moments de gloire, comme les arrivées au sprint de Sébastien Mandin ou de Jérôme Tassin, des moments de « détresse relative » lors d’un marathon inachevé ou lors d’une étape indigeste, et des moments de bonheur et de soulagement à l’arrivée aux Arcs. Quatre jours et quatre nuits passés avec les mêmes comparses aurait pu être une épreuve en soi, mais ce condensé de vie au sein d’une équipe RTE soudée et sans préjugés, a fait naître dès la première étape des amitiés instinctives.



Un petit coup de pompe pour Aurél (dit lapin) ?!
CDC mars 2011
Poser ma candidature pour cette nouvelle édition était donc une évidence. J’ai été incommensurablement heureux d’apprendre ma sélection et à deux mois du départ, je suis ultra motivé: je suis mon programme d’entraînement à la lettre! A mes côtés, mes proches et mes collègues de l’Exploitation, sportifs et/ou supporters, ne manqueront pas de venir nous encourager le 28 mars 2012.

Aurélien Pichon, « Aurél »
 

J-51: un geste simple...


Et si vous disiez : « En 2012, je donne mon sang ! »
Et si, en 2012, vous donniez… votre sang, une, deux, trois fois, voire plus ! Le don de sang est un acte généreux, solidaire et bénévole. Il permet de soigner plus d’un million de malades chaque année en France. Toute l’année, l’EFS organise des collectes près de chez vous. Alors, qu’attendez-vous ? Sautez le pas et passez à l’acte ! Vous allez sauver des vies.

Pour les Lyonnais, collecte de sang total le mardi 7 février 2012, de 8h00 à 12h00 
BUS devant le 5 Rue des Cuirassiers (69 003 Lyon)

dimanche 5 février 2012

Portrait de Jérôme TASSIN



Ptit poulet très concentré
CDC- mars 2011

Bonjour à toutes et à tous,
C’est  avec joie que je rejoins l'équipe 2012!
J’ai commencé la course à pied il y a sept ans.
Mes disciplines préférées sont le semi-marathon, le 10 km et le cross.
Je sais ce que la transplantation représente car ma tante a été greffée il y a deux mois d'un rein.
Mon ambition pour l’édition 2012 de la Course du Cœur est de porter au mieux le message du Don d’organes et d’apporter à l’équipe ma contribution dans le domaine de la course à pied, ainsi que ma bonne humeur...
Aurél, Jérôme, Anne et Christian- mars 2011

Jérôme Tassin
(dit Ptit Poulet- NDLR)

J-52 : un cœur pour Pauline

http://www.wix.com/pilgrim13/uncoeurpourpauline#!
Il y a une dizaine de jours, j'abordais le sujet de la nécessité de greffons pour de très jeunes patients. C'était le cas de Pauline, 6 mois, en attente d'une transplantation cardiaque.

Ce matin, l'Est Républicain consacre une large page à Pauline qui a reçu un nouveau coeur le 20 janvier et qui se bat depuis. Ses parents relatent son histoire dans un blog "Un cœur pour Pauline".

Ce matin, le froid persiste et la neige a recouvert ma commune. Ce fait d'hiver alimentera toutes les conversations de mes voisins. Ce matin, je vous invite à regarder la photo de Pauline si vous hésitez encore à vous prononcer sur le don d'organes.

Frédéric Lesur

samedi 4 février 2012

J- 53: Récit d'un "ancien" (2/6)

Après le succès du 1er épisode, voici le 2ème : nuit du mercredi au jeudi et matinée du vendredi
Nuit du mercredi au jeudi & jeudi
22h00 mercredi. C'est le départ de l'épreuve chronométrée et d'une longue nuit pour nous (groupe A). L'équipe tourne bien et l'ambiance est bonne. Nous finirons entre les places  de 2ème et de 5ème sur les 4 épreuves de notre nuit (2*15 et 2*22 km en gros), ce qui sera d'ailleurs presque toujours le cas par la suite. Le niveau dans notre groupe est plutôt homogène. Nous sommes assez bien organisés pour gérer les ravitos, garder la camionnette rangée et encourager le coureur. Comme prévu, dur de dormir sur cette première nuit, même si ce n'est pas très raisonnable.
Frédéric et Fabrice ont tout donné. Pour ma part, je fais 21,5 km légèrement vallonnés en 1h31'30'', je suis assez content. Je n'avais jamais couru "à bloc" sur une telle distance et après un départ raisonnable, je remonte ceux partis trop vite et c'est très motivant. Je finis dans le dur pour reprendre le 3ème environ 1 km à 500 m avant l'arrivée. 
Je voulais finir avec lui, mais il explose complètement. Nicolas finit en beauté et confirme sont rôle de leader.
Bilan : nous sommes bien en avance pour passer le relais aux "B" à Fontainebleau et la popote (camion ravito) arrive à peine.
Après un petit déjeuner frugal et quelques étirements (merci les kinés), c'est à l'unanimité sieste dans le camion. 
A notre réveil, les "B" sont là et prennent le départ. Pour notre part, nous rejoignons le lieu du repas de midi, là étirement encore puis repas tôt. Au moment de partir on croise les "C" et même si ce n'est toujours pas trop sérieux, on discute un peu pour faire le point de la vie de nos groupes.
Après ça, direction Troyes pour rejoindre l'hôtel : sieste, montage de vélo, un petit tour avec Nicolas pour se caler puis massage et c'est déjà l'heure du repas. Sortant dernier du massage, j'arrive même à perdre l'équipe et gagne ainsi un peu de balade supplémentaire dans la ville. Le repas se fait dans une bonne ambiance. Les équipes échangent leurs exploits tels que ceux de Jérôme des "B" qui survole les débats ou de Sébastien des "J" qui a gagné son run&bike.
Vite, nous filons nous coucher car après notre nuit à courir, là le réveil sonnera à 5h30. En fait c'est notre grasse matinée de la semaine !!
Pierre Traversaz

vendredi 3 février 2012

Portrait de Gaëtan GUTIERREZ


Semi-marathon de Paris- 2011
On me dit souvent qu’il faut être dingue pour aller courir comme ça, dans le froid, l’obscurité et même parfois (les jours de chance) sous la pluie… Mais voilà, la course à pied (CAP pour les intimes) et moi, c’est une longue histoire. Au début, tout n'était pas rose et durant les années collège j'avais plutôt l'habitude de me cacher dans un coin du stade pour éviter les tours de piste. Vint ensuite la révélation durant les années de prépa où la course s’est avérée être l'exutoire idéal ! Depuis quelques temps, j’ai abandonné la pratique en solitaire pour m’adonner aux joies de la course en club.
Au final, sans prétendre affoler les chronos, la CAP reste pour moi une occasion de cultiver ma capacité à m'engager pour décrocher de nouveaux objectifs et continuer ainsi à aller plus loin. Et comme vous pouvez le constater, je le fais en gardant le sourire parce que la CAP est également source de plaisir... si si, j'ai bien dit PLAISIR !
La course du cœur dans tout ça ? Découverte dès mon arrivée à RTE grâce à l’un de ses illustres coureurs (et fondateur de ce blog), Frédéric Lesur, cette manifestation m’a immédiatement séduit. C’est à la fois un engagement pour une cause à laquelle je suis plus que sensible, et une aventure humaine qui s’annonce exceptionnelle. Il n’en fallait pas plus pour que je partage l’engouement de Fred’.
Je parlais à l'instant de plaisir, aujourd'hui, pouvoir rejoindre l'équipe 2012 pour continuer à faire parler du don d'organes, c'est déjà le bonheur ! Au passage, vous remarquerez qu'elle peut s'enorgueillir d'un AAA féminin !! :) Désormais, j’attends de pied ferme le 28 mars pour pouvoir répondre au défi lancé par la course du cœur : « Alors… CAP ou pas CAP ? »
Gaëtan Gutierrez

J-54 : Ils sont fous ?.... Non !!! Bien préparés !!!

Un froid six-bérien  voire même sept-bérien s’est abattu sur la France cette semaine.
Pas trop la motivation de courir ? Peur d’être malade ?
Et non, le froid n’est pas une bonne excuse pour arrêter de courir ! Contrairement à bien des idées reçues, il est même au contraire l’ami du coureur de fond. Il est beaucoup plus aisé, lorsque les températures sont hivernales, de réguler notre équilibre thermique et d’éviter ainsi le coup de chaleur, qui est un vrai danger pour les coureurs durant l’été.
La première précaution à prendre est bien évidemment de se couvrir. 
Pour le haut du corps, on applique le principe des trois couches. il convient de superposer un premier textile dit « respirant », afin d’éviter que la transpiration qui se collerait sur votre peau ne vous refroidisse, un deuxième dit « isolant », pour résister au froid et enfin un troisième dit « protecteur », pour vous protéger de la pluie, de la neige ou du vent.
Dès que le mercure descend en dessous de 8 degrés, il est conseillé de porter un collant.
Et bien entendu, n’oubliez pas de vous munir d’une bonne paire de gants et  d’un bonnet (ou bandeau) !
ce qu’il faut faire

La deuxième précaution est de rallonger l’échauffement. Quand il fait froid dehors, les ligaments, tendons et muscles mettent plus de temps à se décontracter. Il est donc important de faire un échauffement plus long.
 ce qu’il ne faut pas faire !

Enfin, il ne faut pas sous-estimer la déshydratation. Ce n’est pas parce qu’on ne se voit pas transpirer à grosses gouttes comme en été qu’il ne faut pas boire. En effet, la respiration de l’air froid accélère la déshydratation. A défaut d’emporter sa thermos lorsqu’on court à des températures en dessous de 0°C, il faut essayer de penser à bien boire avant et après la séance.
.Et pour terminer un petit clin d’œil à ceux qui manqueraient de motivation et qui luttent contre « le kilo » en trop : « des chercheurs de l'université du Kansas ont découvert qu'une séance d'entraînement par temps froid permettait de brûler 12 % de calories en plus et 32 % de graisse en plus que durant la même séance par temps chaud. La raison en est simple : par temps froid, votre corps doit générer de la chaleur ce qui accentue le phénomène de consommation des graisses. »
Bon entraînement !

Anaïs et Anne B.

jeudi 2 février 2012

J-55 : Récit d’un « ancien»

 Pierre TRAVERSAZ- mars 2011
Dans moins de 2 mois, nous nous lancerons enfin dans « la » course, celle dont on parle depuis des semaines et qui nous fait tant rêver.
Au-delà des fantasmes, la course du cœur soulève aussi beaucoup de questions. Pierre Traversaz, coureur toulousain 2011, a réalisé l’année dernière un récit à chaud de ses aventures au sein de l’équipe RTE et il est heureux aujourd’hui de le partager avec vous.
Premier épisode : déroulement de mardi (veille du départ) et mercredi (briefing RTE , prologue et départ officiel)

Mardi
Après un petit sprint pour prendre l'avion, me voilà parti vers Paris. J'ai déjà la grande aventure qui nous attend en tête. Les infos nous sont parvenues petit à petit et le tout prend forme, le programme et le rôle de chacun se précisent. J'ai hâte bien sûr, je ressens aussi un peu de stress. Serai-je à la hauteur ? Est-ce que l'équipe s'entendra bien ? Sur ce point, je suis déjà un peu rassuré car nous avons couru ensemble le 10 km de Tassin début mars et l'ambiance fut très bonne.

Rassemblement équipe RTE 2011
6 mars 2011- 10 km de Tassin
 Mercredi.
C'est le grand jour et le programme est chargé. Nous enfilons la tenue officielle et RTE a bien fait les choses : elle est très réussie. Direction la Tour Initiale (La Défense) pour prendre le petit déjeuner avec Dominique Maillard (Directeur de RTE, NDLR). Les 5 minutes à pied entre l’hôtel et la Tour sont un peu hard avec la grosse valise qui contient mon vélo et l'escalator en panne, mais l'esprit d'équipe joue déjà. Après un rappel sur l'importance pour l'entreprise de soutenir cette cause citoyenne, nous prenons des forces puis direction la salle de briefing. Nous passons une bonne partie de la journée à décortiquer le règlement, l'organisation de l'équipe et la répartition des relais. Nous sommes 14 coureurs plus un remplaçant présent. Il y avait en fait 3 remplaçants, mais il y a déjà eu de la casse lors de la préparation !! Les coureurs sont répartis dans 3 groupes de 4 qui se relaieront un peu à la manière du travail en 3*8. Il reste donc 2 jokers qui viendront en appui des équipes sur certaines épreuves. Il reste à décorer les véhicules aux couleurs de RTE et de la course du cœur, à les charger puis c'est le départ pour le Trocadéro.
Le prologue prend forme : photo, conférence de presse, on croise aussi les collègues qui ont fait le déplacement. Là, je commence à prendre conscience de l'ampleur de l'évènement et de la qualité de l'organisation. Pas mal de beau monde et on voit vite que rien n'est laissé au hasard.
Raphaël IBANEZ, Mireille DARC et le Pr Christian CABROL
16 mars 2011- Prologue  25ème édition de la Course du Coeur

Pour notre part, il faut nous sauver car notre groupe (les "A") est chargé de convoyer les véhicules et Anne R. jusqu'à Notre Dame, lieu de la fin du prologue. De là, Anne s'élancera en rollers vers le château de Vincennes. Nous avons la surprise de rouler au coté des coureurs, l'ambiance est sympa et finalement pas de problème de stationnement : on arrive en même temps qu'eux !! Direction Vincennes donc, où les rollers arrivent en avance.

La suite au prochain numéro…

mercredi 1 février 2012

Portrait de THIERRY DUGAST


Ma passion pour la course à pied depuis 30 ans m’a permis d’atteindre des objectifs de résultats, mais aussi de participer à de nombreuses manifestations sportives. Cette fois-ci, mon objectif sera au travers de la course du cœur de participer à la sensibilisation au don d’organes et ainsi donner toute mon énergie à ces malades dont l’objectif est l’arrivée de ce greffon qui va leur redonner la vie.
Je suis heureux de pouvoir apporter de l’espoir, grâce à RTE, à tous ceux qui sont toujours dans l’attente d’une greffe. Je serai fier de courir aux côtés de transplantés qui prouvent que le don d’organes a été une renaissance pour eux et leur a permis de pratiquer à nouveau un sport.
Je possède personnellement ma carte de donneur depuis 15 ans et suis convaincu qu’il faut en parler autour de soi car la France a beaucoup de retard en ce qui concerne les donneurs et la course du cœur m’en donnera une fois de plus l’occasion.
Thierry Dugast

J-56 : Compatible et rare ?


J’ai découvert deux articles de ce matin du journal québécois « Le Reflet » qui présentent Vincent, 15 ans, en attente d’une transplantation cardiaque. Son cœur l’a lâché il y a près de cinq mois, et il vit désormais à l’hôpital, intubé et relié à une machine externe (« cœur de Berlin ») dans l’attente d’un greffon compatible.
Sa maman appelle à une prise de conscience sur l’importance du don d’organes. Donneur universel (groupe sanguin O), Vincent ne peut recevoir que le cœur d’un donneur de même groupe, et de taille raisonnable compte tenu de l’âge du jeune adolescent.

Photo - Judith Cailhier - Le Reflet

Je me suis donc penché sur les principaux critères de compatibilité des donneurs :
  • Le groupe sanguin (ABO). Des antigènes A ou B sont présents à la surface des hématies (globules rouges) et conditionnent la possibilité d’une transfusion sanguine. Le sérum d’un donneur du groupe A contient des anticorps dirigés contre les antigènes B, et inversement. A ce mécanisme impitoyable, le donneur O est universel (il donne à tous), A donne à A et AB, B donne à B et AB, et AB (receveur universel) ne donne qu’à AB. En pratique, les greffes sont réalisés entre individus du même groupe.
  • La compatibilité tissulaire. D’autres antigènes sont présents cette fois-ci sur les leucocytes (globules blancs) et déterminent le système immunitaire. Tout se passe comme si les protéines du receveur sont codées (types HLA). Une cellule d’un code différent (donneur) est identifiée comme envahisseur et détruite. D’où les causes majeures de rejets des greffes. Les types HLA sont héréditaires. Le risque de rejet est donc moindre pour une fratrie aux patrimoines génétiques proches. Les traitements immunosuppresseurs permettent d’assouplir la compatibilité HLA.
  • La morphologie. La taille et le poids des organes doivent être semblables entre donneur et receveur, notamment pour le cœur et les poumons à transplanter dans la cage thoracique.
  • Le temps d’ischémie froide. Il correspond au laps de temps entre prélèvement de l’organe et rétablissement une fois greffé de la circulation sanguine. Il n’est que de six heures pour le cœur et les poumons. D’où l’importance cruciale des interventions chirurgicales, de la logistique d’acheminement du greffon, et de la rapidité de l’accord donné par la famille du défunt pour le prélèvement !

Vos proches doivent savoir. Il en va des chances de réussite des greffes.
Frédéric Lesur, O+, donneur universel et déclaré.