mardi 25 mars 2014

J-8 : La répétition des Costumés Survoltés

Retour sur le samedi de Marseille : bien sûr, nous avons (beaucoup beaucoup) travaillé l’étape costumée. Certains s’en souviennent plus que d’autres d’ailleurs… n’est ce pas Florian ?! Aucun indice sur la chanson ou le thème retenu ne sera donné ici pour le moment, mais je dirais juste que chacun devrait y trouver son compte.


Un immense merci :
  • A Eric et Frédéric, nos musiciens patients et si peu moqueurs,
  • A Stéphane qui a pensé à acheter des fraises,
  • A la montre de Tac qui nous a donné toutes les indications du parcours (541 m de dénivelé notamment),
  • Au club de plongée qui n’a pas laissé les citernes de gaz nous exploser sur la tête,
  • Au ciel qui ne nous est finalement pas trop tombé sur la tête,
  • A Florian d’avoir laissé le micro à Aurélien.
Anne

J-8 : Le tifo géant du cœur de Nancy

Les habitués des circuits de Formule 1 et des marches derby de football connaissent cette tradition du "tifo", ce drapeau ou maillot géant aux couleurs du club que d'ardents supporters déroulent dans les tribunes avant le coup d'envoi. Au site RTE de Villers-lès-Nancy, point d'ultra ni de hooligan, mais des collègues venus soutenir le don d'organes, autour de leur représentant Stéphane Rochet qui prendra le départ de la Course du Cœur avec les Survoltés.


Une belle initiative, et de mémoire de blogueur, un record de m² d'étoffe que nos amis de HP - experts en couture pour l'épreuve des Costumés - sauront homologuer. Une chaîne humaine a été réalisée jeudi 20 mars afin de dessiner les contours d'un cœur géant sur le parking. Dedans - dehors, la pompe est amorcée, c'est un cœur qui bat :


Auparavant, Stéphane Rochet et François-Régis Mouchet (ancien Capitaine de l'équipe RTE) ont échangé avec les salariés sur la cause du don d'organes, une information qui s'est prolongée pour les volontaires par un parcours dans le parc voisin, sous un soleil plus que printanier.

Indiscutablement, le cœur des hommes et des femmes de RTE Nancy bat pour le don d’organes !

Frédéric Lesur

lundi 24 mars 2014

J-9 : L'art de superposer pour transmettre

Chez les Survoltés, nous aimons les arts, tant les lettres avec Réparer les Vivants, que le design, la bande dessinée ou le bodypainting. Voici l'œuvre de Gesine Marwedel, une jeune artiste de Dortmund. La fusion des deux corps et le cœur peint ont été repris en mars 2013 par l'Agence brésilienne Pereira & O'Dell pour Movimento Bandeiras Brancas. Elle rappelle que le don d'organes est un acte d'amour, avec ce slogan : "laissez un héritage, soyez donneur d'organes".

(Bodypainting Gesine Marwedel, cliquer pour agrandir)

Très récemment (mercredi !), Y&R - une autre agence de São Paulo (déjà auteur du Waiting Ticket notamment) - a lancé une campagne pour le centre hospitalier Santa Casa. Dans un style très épuré, il est là aussi question d'images superposées et de transmission de vie.


D'autres visuels de cette campagne sont visibles ici pour le don de cornées et de poumons.

Frédéric Lesur

J-9 : Les Survoltés 2014, portrait de Justine Descloux

J-9 : La tension monte chez les Survoltés

Ce week-end, les Survoltés se sont rassemblés à Marseille pour peaufiner les derniers préparatifs de la course et surtout pour mettre au point un show dont vous vous souviendrez !

Eric, Jacques et Stéphane V avaient aidé notre capitaine à concocter cette dernière étape avant le grand départ de mercredi prochain. Ils sont allés repérer un parcours de rêve pour les premières foulées de l’équipe presque au complet (Fabrice D ayant préféré les Antilles aux calanques).


Nous avons eu ainsi l’immense plaisir de courir au grand air dimanche matin sous un soleil généreux. Les Marseillais, malicieux et joueurs, ont bien fait les choses avec un parcours distrayant (quelques petites côtes bien senties) dans un décor de carte postale. Je vous laisse apprécier.

(Calanques de Marseille dans le quartier de Luminy - Calanque de Morgiou)

Anne

dimanche 23 mars 2014

J-10 : Panneaux électoraux et don d'organes

Le premier tour des élections municipales se déroule aujourd'hui (ne l'oubliez pas, sinon vous ne pourrez choisir vos prochains élus de proximité que dans six ans !). C'est l'occasion de revenir sur une campagne originale conçue et réalisée gracieusement par l'agence Change pour la Fondation Greffe de Vie au moment des élections présidentielles de 2012.

En France, la loi stipule que toute personne est considérée comme consentante au don d’éléments de son corps en vue de greffe si elle n’a pas manifesté d’opposition de son vivant. Le consentement présumé se décline alors par le principe du droit d'opposition et le registre national des refus (géré par l'Agence de la biomédecine, moins de cent mille noms) : "Si tu n'as pas dit non, tu es donneur". Le principe fut illustré par deux visuels placardés sur les panneaux électoraux : "Si Nicolas meurt, sauf son opposition, ses organes pourraient sauver François. C’est la loi !" (et réciproquement).


Cette loi était méconnue de 87% des Français en 2011 (rapport d'enquête Opinionway "Les Français et le don d'organes").  Il est donc essentiel d'améliorer ce constat, afin que chacun puisse prendre position de manière éclairée. Informer ses proches de sa décision, c'est aussi les protèger. Lorsque le drame survient, essayer d'interpréter la volonté du défunt en rajoute à leur douleur, avec le risque du regret, plus tard d'avoir dit non.

Frédéric Lesur

samedi 22 mars 2014

J-11 : Fashion victim et donneur de vie

Lorsqu'un état n'applique pas le principe du consentement présumé - comme c'est le cas le plus souvent - les citoyens doivent s'inscrire à un registre national pour se déclarer donneurs d'organes. En Afrique du Sud, moins de 1% des personnes ont concrétisé leur engagement et la Organ Donor Foundation of South Africa doit faire face à une importante pénurie de greffons.

En mai 2013, l'agence Native a lancé une campagne où les valeurs humaines émergent à nouveau d'une société de consommation, via le vecteur de la mode. Vingt-cinq designers ont approvisionné gracieusement une boutique "The Exchange" créée pour l'occasion dans une galerie marchande populaire de Cape Town : le premier endroit du monde où rien ne s'acquiert avec de l'argent, mais avec une promesse de don. Avant d'emporter son article, le client s'inscrit au registre des donneurs d'organes (avec un formulaire simplifié sur tablette numérique), puis se fait photographier (pour engager une discussion sur les réseaux sociaux Facebook et Instagram). 759 articles ont ainsi été échangés, jusqu'à épuisement du stock, représentant un potentiel de plus de 5000 vies sauvées.

(cliquer sur l'affiche pour l'agrandir)

Des patientes dialysées sur liste d'attente de greffe de rein ont remplacé des mannequins sur les affiches et supports publicitaires, pour une plus grande prise de conscience. Une mise en scène artistique de la boutique rappelait le milieu de la transplantation, jusqu'à adapter le sac pour emporter l'article avec une étiquette "transport d'organe", afin de véhiculer le message du don à l'extérieur de la boutique.


L'opération a fait l'objet de nombreuses émissions TV et radio. Les inscriptions au registre de donneurs d'organes ont fait un bond de plus de 600% en moins de quatre semaines !

Frédéric Lesur

jeudi 20 mars 2014

J-13 : Comptine ciclosporine survoltée

"Viens mon chou, mon bijou, mon joujou, sur mes genoux, et jette des cailloux à ce hibou plein de poux". Ceci n'est pas une incitation à la haine pour lapider ce rapace qui n'a rien demandé, souvent chouette et parfois grand duc, mais la juxtaposition à but mnémotechnique d'exceptions à une règle grammaticale.

Le record de concision revient à la locution "Mais où est donc Ornicar ?" (et pas son pote Charlie) qui énumère les conjonctions de coordination.

Je vous propose une belle histoire pour retenir le nom de la substance issue d'un champignon qui donna un essor considérable aux traitements anti-rejet :

Il était une fois, alors qu'Olivier Coustère n'était pas encore né, un époux mondain qui fit de la ciclosporine un test, un succès. C'est plus tard qu'un marin moqueur et chenapan créa la Chanson de la Licorne.

C'est aussi le moyen de retenir le nom des organes qu'un donneur peut céder pour sauver jusque sept vies : foie, cornées, poumons, intestin, rein, cœur, pancréas. 

Relisez la comptine !

(illustration Blog En Mode Cerise - Journée mondiale don d'organes 2011)

Nota 1 : Si vous utilisez Google Translation pour décliner cette comptine survoltée dans d'autres langues, l'effet n'est pas garanti...

Nota 2 : Comme le hibou, celui qui mit en évidence les propriétés immunosuppressives de la ciclosporine n'a pas demandé à devenir le personnage central de la comptine. Rendons hommage au vrai immunologiste Jean-François Borel des Laboratoires Sandoz. Et notre directeur de course était très très jeune en 1972 ;-)

Frédéric Lesur

mercredi 19 mars 2014

J-14 : Laissez-vous tenter, invitée Maylis de Kerangal

Pour donner suite au billet d'Anne d'hier, relatif aux prix littéraires remportés par Maylis de Kerangal, signalons deux longs entretiens de la romancière sur les plateaux de RTL.
  • Un premier sur RTL du 13 mars, antérieur à ses prix (audio 17'32"),  
  • Le second lors de l'émission "Laissez-vous tenter" animée par Laurent Bazin du 17 mars (article ici avec les impressions de Philippe Labro et de François Busnel, directeur du magazine Lire). Se laisser tenter, c'est encore mieux, il est possible de "regarder la radio" ! Si vous êtes pressés, privilégiez les séquences 01:38 à 09:36 ; 10:30 à 16:12 ; 18:14 à 19:52 ; 22:08 à 22:55.


Composé de lecteurs issus de vingt librairies, le jury a attribué à Réparer les Vivants le score sans appel de 51 voix sur 100, au moment de départager les cinq finalistes. 

L'auteur affirme que le roman, à la manière d'une "chanson de geste", se révèle être "sa carte de donneur". "La question du don, c'est l'épicentre de mon livre".


En attendant un long entretien avec Maylis de Kerangal à paraître dans Télérama le 22 mars, vous pouvez l'écouter lire un extrait du roman, celui qui décrit le terrible moment du clampage du cœur de Simon.

Frédéric Lesur